Près de mille turbines prévues en Auvergne d’ici 3 ans. Voici pourquoi et comment les arrêter…

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Le décret de Rugy, interdit dorénavant aux associations et riverains de contester les défauts des permis éoliens au Tribunal Administratif. Le Collectif des associations ALLIER-CITOYEN dont nous faisons partie tire la sonnette d’alarme sur les perspectives graves qui en résultent pour l’Allier.

En 2018, on estime qu’il est encore prévu d’installer plus de 240 turbines pour l’Allier en général. 47 projets bien définis menacent l’économie locale du département et la qualité de vie de ses riverains. Des promoteurs se présentent isolément aux municipalités et prétendent ignorer tout de leurs concurrents – en particulier ignorer que les éoliennes de Laprugne en Montagne Bourbonnaise tournent uniquement à … 16 % de leur capacité sur une année ). Ils se concertent très largement en réalité.

Notre association est née des circonstances – trop banales aujourd’hui – et agit en grande partie au sein du Collectif d’Associations de l’Allier: Allier-Citoyen. La défense du tourisme et du cadre de vie des populations rurales est un de ses chevaux de bataille. A ce titre, elle entretien de très bonnes relations avec l’Administration du Département.

Le Conseil Départemental de l’Allier présidé par M. Riboulet, à l’instar de plusieurs autres Conseils en France, a lui-même transmis une motion au gouvernement en juin 2018 pour essayer d’enrayer le pillage du patrimoine que constituerait ce grand développement de l’éolien, toujours en prévision selon le gouvernement … En l’absence de volonté gouvernementale de défendre l’intérêt des régions, la situation reste donc très critique.

REJOIGNEZ-NOUS ! Nous avons besoin de votre soutien nombreux. Sans association représentative locale, l’instruction des études d’impact a peu de chances d’être remise en question valablement en préfecture. Selon vos moyens, songez à souscrire comme adhérent ou comme sympathisant.


Le Cas de VAUMAS

En 2012, un projet de 6 immenses turbines a été présenté à la municipalité de Vaumas en Val de Besbre – pour aider à financer le budget de la commune en perte de vitesse. Peu à peu, les défauts de cette installation, soigneusement dissimulés dans la présentation esthétique des promoteurs, sont apparus aux riverains des communes voisines (Thionne, Mercy, Chapeau, Saint Voir, Jaligny-sur-Besbre) qui se renseignaient plus sérieusement. De nombreuses réactions négatives ont permis de geler le projet momentanément…

Qu’à cela ne tienne, entretemps, de nombreux autres projets sont soumis aux élus de tout le département. Même sans parler des nuisances et perturbations quotidiennes pour les riverains, il ne s’agit pas d’entreprises normales, ni de création d’emploi comme on aimerait le faire croire: les éoliennes culminant de nos jours à 240m sont des turbines robotisées de technologie non française. C’est le public qui doit financer les bénéfices de ces entreprises de production électrique durant 15 ou 20 ans, s’obligeant à leur payer chaque fois une ou deux dizaines de millions – par l’effet d’une taxe supplémentaire qui compense le manque de rentabilité. La rentabilité de ces machines dépend de l’augmentation du prix de l’énergie en général – provoqué par des restrictions artificielles imposées sur le marché – et non de leur efficacité propre. Les subventions complètement disproportionnées, permettent des rétrocommissions modestes, mais alléchantes, versées pour forcer la décision des municipalités. Le but consistte à faire approuver la raéalisation « d’une simple étude ». Une fois cette étude approuvée, le promoteur verra en général le projet validé au niveau du gouvernement car elle traduit un « intérêt local » suffisant. Un retour en arrière au niveau de la municipalité est alors quasiment exclu. Entre le projet présenté avant et après étude, il y a néanmoins tout un monde.


Les profiteurs de l’éolien subventionné sont en petit nombre mais ils accourent principalement de l’étranger à cause de l’octroi de ces largesses validées par les préfectures payées par la population qui manque d’information sur l’efficacité réelle de leur technologie. C’est pourtant au mépris complet des besoins des entreprises locales et c’est une menace sérieuse pour l’avenir de la région toute entière, son tourisme, son patrimoine, ses habitants. Ceux qui pensent en profiter aujourd’hui et leurs enfants particulièrement, en seront donc pour leurs frais.
La crise des gilets-jaunes reflète cet état des choses.


Surtout dans l’Allier, où le vent interrompt parfois longuement leur rotation, ces machineries ne participent pas dans les faits à l’objectif invoqué, d’assainir le risque climatique mondial.

De plus, en raison de l’intermittance imprévisible de la production éolienne, une réduction de la production d’énergie nucléaire n’est pas réalisable en France. Encore moins dans le monde, où les Français brillent par leur fabrication de centrales nucléaires nouvelles générations des plus performantes (nouvel EPR chinois ouvert en dec 2018). Sauf à plonger le pays dans un grave chaos, la fermeture de capacités nucléaires françaises signifie un risque de grave chaos qu’aucun gouvernement ne voudra endosser.


Il existe des moyens pour s’opposer « démocratiquement » aux promoteurs éoliens, mais ils sont souvent hors de portée des individus isolés. Au niveau individuel, le meilleur moyen d’empêcher cette spoliation du pays est de relayer l’information sur la dévaluation immobilière réelle qui arrive et de refuser en conséquence les propositions de baux à usage des promoteurs.

Retrouvez les actualités locales touchant l’industrie éolienne et des articles de fond pour soutenir vos démarches.


Nos actions associatives comprennent entre autres

1) le fait d’alerter le public des nuisances durables susceptibles de le
toucher collectivement ou individuellement, à cause d’un projet
industriel

2) le fait de s’opposer en particulier à la dévalorisation du tissu
environnemental local, naturel, patrimonial, ou humain

3) le fait de s’opposer en particulier aux implantations industrielles
largement délocalisées, tels les parcs à turbines éoliennes géantes

4) le fait de chercher à prévoir et déterminer les conflits d’intérêts privés ou publics à l’origine des nuisances, pollutions et dévalorisations publiques

5) le fait de proposer des pistes et alternatives éventuelles au-delà des simples compensations financières, permettant d’adoucir localement l’impact de ces nuisances

 

 

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